Fin des cours de français pour les femmes du quartier, saison 2009-10.
Hier elles sont reparties avec leur petit livret / imagier...rempli de leurs dessins.
Plutôt fières même si certaines continuent d'avoir honte, disent-elles, de leur production.
Mais ce n'est pas la majorité. La honte elles se sont construites avec, bien souvent, donc ce n'est pas moi avec quelques heures par semaine, qui vais révolutionner leur vie.
Mais, mais...La majorité ressort contente, très contente, disent-elles.
Il y a un monde, un monde entier et même un gouffre entre leurs vies et la mienne.
Cela m'épate souvent. Nous n'avons guère en commun.
Cela m'épate souvent. Nous n'avons guère en commun.
Et pourtant, et voilà...On vit des moments forts et essentiels à mes yeux.
C'est une chose assez miraculeuse pour moi.
Cette distance réelle, ces vies que nous vivons diamétralement opposées dans leurs contenus et leurs choix ou non-choix...
Et puis cette capacité de l'être humain de partager, d'être bienveillant et de communiquer au delà de tout, de toute "barrière".
Et puis cette capacité de l'être humain de partager, d'être bienveillant et de communiquer au delà de tout, de toute "barrière".
C'est ce qui fait pour moi l'Humanité.
Et l'envie de vivre et de créer.
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